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Ce site a été réalisé gracieusement par l'Observatoire indépendant de l'environnement en Brabant wallon (Trop de Bruit en Brabant wallon ASBL) dans le cadre de ses missions d'aide à la diffusion de l'information environnementale. Trop de Bruit en Brabant wallon ASBL ne peut être reconnue comme responsable du contenu éditorial de ce site.

Nourrir le sol : le bois raméal fragmenté

Par Cadev • Eco-conseils • Mardi 06/09/2011 • 0 commentaires • Version imprimable

Mots-clés :

Le sol est un milieu d’une incroyable richesse en matières vivantes.

La faune du sol compte un nombre très important d'organismes animaux : des centaines de millions d'individus par m², appartenant à plusieurs centaines voire milliers d'espèces.

La fertilité du sol peut d’ailleurs se mesurer par un indicateur simple : le nombre de vers de terre.

Dans une terre fertile, on en dénombre quelques centaines au m² , ce qui correspond à une masse de quelques centaines de kilos à l'hectare. Darwin nous rappelle l’importance des vers de terre pour la fertilité de la vallée du Nil. Cléopâtre (69-30 BC) elle-même décréta le ver de terre “animal sacré” devant être révéré et protégé par tous les sujets d’Egypte.

Cette faune entretient des relations complexes de compétition, mais aussi d’assistance mutuelle appelée « symbiose ».

L’ensemble des organismes du sol c-à-d les bactéries, les champignons, le système racinaire des plantes, les collemboles, les vers de terre et autres larves de mouche, exercent chacun une fonction propre : les fragmentateurs, les bâtisseurs et les prédateurs.

Cette activité biologique crée l'humus : complexe minéral et organique à la fois.

Or pour maintenir cette activité, une aération lui est nécessaire, de même que l’apport de matières organiques.

Comment l’assurer ? le bois raméal fragmenté (BRF) est une matière organique qui répond à ces besoins.

Depuis les années septante, de nombreuses recherches ont été effectuées par l’Université de Laval (Québec) et poursuivies en Wallonie par le Centre des Technologies Agronomiques(CTA) de Strée.

Par définition, le BRF est constitué des rameaux et petites branches vivantes (incluant ou non le feuillage) dont le diamètre ne dépasse pas 7 cm et obtenu par fragmentation.

Sa caractéristique est qu’il est constitué de protéines, de sucres, de polyphénols et de lignine dont la concentration décroît de façon exponentielle avec le diamètre de la branche.

Si le BRF est riche en lignine (18 à 35% de son poids), rares sont les organismes qui peuvent la dégrader. Les champignons le peuvent.

Lors de l’utilisation du bois raméal, de nombreux champignons apparaissent : le processus d'humification a démarré. Leur action est attestée par les filaments blancs qui apparaissent à la surface du bois en décomposition. En dégradant le BRF, les champignons mycorhiziens se développent pour le plus grand profit des plantes auxquelles ils sont associés.

Ensuite, une chaîne trophique se développe dans laquelle on trouve de nombreux microorganismes, des bactéries, des arthropodes, des vers de terre,...

Le BRF est recommandé pour restaurer et maintenir, la vie et la fertilité du sol.

Son application est simple : épandre en automne et hiver, l’équivalent d’un m3 par are la première année et la moitié d’un m3 en entretien. Incorporer 1 à 3 cm dans les premiers cm du sol ou en paillis selon les cultures, soit 400 kg/are la première année et 200 kg en entretien.

L’utilisation du BRF peut provoquer une l’immobilisation d’azote (faim d’azote). Cette carence peut aisément être résolue par une culture de légumineuses.

Renouveler le BRF par périodes de 3 à 5 ans selon la vitesse de décomposition.

Un peu de patience et d’observation: la vie du sol est stimulée pour le plus grand bénéfice des plantes, et en fin de compte pour ceux qui les cultivent.

Pour tout renseignement complémentaire: Philippe Radu, 0496 108819

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