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La Wallonie crée les conditions pour plus d'éolien (La Libre 27/10/2022)

Par Cadev • Dans la presse • Vendredi 28/10/2022 • 0 commentaires • Version imprimable

Mots-clés :

Les promoteurs devront ouvrir leur capital aux citoyens et aux communes.

L’implantation d’éoliennes en Wallonie ne va pas assez vite aux yeux du gouvernement wallon. Il faut dire que depuis plus de dix ans, de très nombreux projets ont été contestés par des communes et des riverains qui ne veulent pas en voir se développer chez eux. L'avant-projet de décret, validé mercredi par le gouvernement et porté par Philippe Henry (Écolo) n’en est encore qu’à ses débuts, mais il prend une voie différente par rapport au passé.

À l’avenir, si le texte de cette "Pax eolienica" aboutit, les promoteurs de projets éoliens seront obligés d’ouvrir leur capital aux citoyens et aux communes qui désireront y être associés. "Il est nécessaire d’inverser la logique et de mettre en place des dispositions obligeant les promoteurs à ouvrir le capital du projet éolien à la participation des citoyens et des communes, jusqu’à hauteur de 24,99 % pour chacun des deux groupes, libre à ces derniers d’y participer. Ces dispositions prévoiront que les promoteurs proposent aux communes et aux citoyens soit le co-développement du projet, soit le rachat de permis, et ce, dès la phase initiale du projet. Les promoteurs devront veiller à systématiquement présenter leur projet aux autorités communales le plus en amont possible de l’entame de la procédure de délivrance du permis. Il est également indiqué de concevoir un système solide et pérenne relatif à l’implication des riverains et à leur participation financière au projet", explique ainsi Philippe Henry.

Le gouvernement wallon parie donc que l’implantation d’éoliennes devrait ainsi poser moins de problèmes. Les éoliennes seront-elles moins bruyantes et moins laides – pour reprendre les arguments souvent avancés par les détracteurs de ce type de projet – si on peut y gagner quelque chose ? En tout cas du côté du cabinet Henry on y croit. "Actuellement, seuls 4 % du parc éolien wallon appartiennent aux citoyens, 1 % aux communes et 7 % aux intercommunales. Bon nombre des recours sont initiés par des riverains et des communes opposées aux projets. Favoriser l’acceptabilité sociale des projets et susciter l’adhésion aux projets sont des prérequis importants pour que la transition énergétique soit réellement inclusive. En retour, cette adhésion est susceptible de diminuer le nombre de recours à l’encontre de projets vertueux", insiste le ministre.

Cette mesure n’est pas la seule. Le nouvel objectif wallon est d’atteindre une production annuelle de l’ordre de 6 200 GWh par an en 2030 (contre 2 500 GWh à l’heure actuelle). Il s’agit d’une hausse de l’objectif qui était jusqu’à présent de 4 600 GWh par an à l’horizon 2030. Et cela en implantant moins d'éoliennes dans une même zone, mais des éoliennes plus hautes et plus puissantes qu’aujourd’hui. L’obligation d’installer au moins cinq mâts par implantation pourra donc être levée si des mâts plus modernes permettent de fournir autant d’électricité que cinq mâts plus anciens.

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