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La solution pour un monde durable viendra-t-elle des villes ? (LLB 19/2/20)

Par Cadev • Dans la presse • Mercredi 19/02/2020 • 0 commentaires • Version imprimable

Une opinion de Bertrand Piccard, président de la Fondation Solar Impulse.

Face au défi immense que nous devons collectivement relever, les villes doivent impérativement être au cœur de la lutte contre le changement climatique.
J’ai longtemps cru que les institutions internationales arriveraient à vaincre les résistances au changement de certains grands pays. Le règlement de la crise climatique, pensais-je, serait donc le résultat de décisions prises au plus haut échelon planétaire et, suivant une approche descendante ( top-down ), ces choix finiraient par s’imposer à tous. La gravité et l’ampleur du défi climatique devaient mettre d’accord les principaux décideurs politiques sur la marche à suivre pour aboutir à un consensus ambitieux.

Or, depuis plusieurs années, les sommets internationaux sur la protection de l’environnement m’ont montré que j’avais tort. Depuis l’accord de Paris en 2015 et l’élan d’espoir qu’il a suscité, les conférences se succèdent et n’amènent pas les résultats escomptés. Il m’apparaît désormais évident qu’il faut aussi chercher la solution ailleurs. Mais où ?

Car après tout, la situation est assez claire : nous devons impérativement mettre un terme aux émissions de gaz à effet de serre, endiguer la pollution de nos océans, de nos sols, et de notre atmosphère, réduire le gaspillage de nos ressources naturelles et protéger la biodiversité d’une catastrophe annoncée.

Nous sommes sur la bonne voie
Face à la frustration que provoquent l’inertie et le manque de résultat des négociations internationales, de nombreuses villes se mobilisent afin de promouvoir un mode de vie plus durable et font preuve d’un esprit pionnier en matière de lutte contre le changement climatique. Comme des pixels isolés sur un écran, qui se multiplient jusqu’à former l’image d’un futur souhaitable.

Des villes et régions belges ont aussi fait part de leur intention de mettre l’écologie au cœur de leurs priorités. Ces jours-ci, j’ai le plaisir de commencer une collaboration avec la Ville de Bruxelles qui rejoint le défi de la Fondation Solar Impulse : rechercher 1000 solutions financièrement rentables pour protéger l’environnement. Nous travaillerons ensemble afin d’implémenter ces solutions à l’échelle de la ville et promouvoir des entreprises innovantes belges dans le monde. Depuis près d’un an, une telle collaboration avec la Wallonie a montré que nous étions sur la bonne voie.

Copenhague veut devenir la première ville neutre en carbone au monde d’ici 2025, New York vise à réduire ses émissions de 80 % au cours des 30 prochaines années, Paris va interdire les véhicules diesel d’ici 2024, et Genève a banni le plastique à usage unique depuis le 1er janvier.

La transition écologique aura donc lieu grâce aux villes et aux régions. L’échelon municipal et régional, plus proche des citoyens et des préoccupations du quotidien, peut véritablement permettre d’opérer le nécessaire changement de nos modes de vie et le développement de solutions propres. C’est de ce terreau local que naîtra le soutien indispensable au Green Deal que lance courageusement la nouvelle Commission européenne.

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