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La balsamine de l’Himalaya «sous contrôle» sur 245 km (Le Soir 28/8/16)

Par Cadev • Dans la presse • Dimanche 28/08/2016 • 0 commentaires • Version imprimable

Mots-clés :

La Province intervient pour 30.000 euros par an. L’hydrocotyle fausse-renoncule sera la prochaine cible.

Une fourche à la main droite, un sac en plastique dans la main gauche, Éric Renier, aide formateur à l’ASBL Crabe, avance le long du Ry d’Hez. Nous sommes sur un sentier de grande randonnée qui part de l’église de Tangissart et qui mène au chalet de la Forêt à Villers-la-Ville, au cœur des bois de la famille Boël. « Il n’y a en presque plus. On dirait qu’on a fait du bon travail en juillet, lâche-t-il. Mais on m’a signalé un spot, une colonie si vous voulez, un peu plus haut. Là, j’en vois une. »

Il faut un œil averti pour découvrir un plant de balsamine de l’Himalaya, caché au milieu des orties et des ronces, dans un terrain spongieux où les bottes s’enfoncent :« Vous voyez, on ne peut pas se limiter au cours d’eau. Il faut aller partout où l’eau déborde et amène les graines. »

Plus près, on découvre une feuille verte, oblongue et dentée, aux nervures prononcées. On a un peu de mal à croire que c’est la même classe que les pensées, avec des plants qui peuvent monter à deux mètres de haut. Par contre, un peu plus loin, une fleur rose pourpre nous montre cette plante invasive sous sa plus belle forme :« Il faut faire attention aux graines. Cela part dans tous les sens. Je vais prendre mon sécateur et hop ! dans le sac. Quant à la plante, je l’arrache et je la fais sécher au soleil. Cette plante, ce n’est que de l’eau ! »

La balsamine de l’Himalaya a été rebaptisée « l’échappée des jardins ». Ornementale à la base, elle a fini par devenir invasive au point que, depuis 2010, le Contrat de rivière Dyle-Gette tente de l’éradiquer car elle colonise toutes les berges des cours d’eau, au détriment des plantes locales comme la salicaire commune, la reine-des-prés, etc., voire même les orties car la qualité des cours d’eau n’est plus ce qu’elle était.

« Une impérieuse mission »

« C’est un chantier qui n’est jamais terminé, un peu comme les asperges. Il suffit qu’on se retourne et elles repoussent derrière !, lâche Marc Bastin (MR), le député provincial en charge du Contrat de rivière. Raison pour laquelle nous avons un budget spécifique de 30.000 euros par an rien que pour cette impérieuse mission. »

Le Contrat de rivière et la société privée qui réalise le travail ont bien évidemment commencé l’arrachage de l’amont vers l’aval. C’est ainsi que la balsamine de l’Himalaya est désormais « sous contrôle » dans les vallées de la Lasne, du Smohain, de l’Argentine, de la Mazerine, du Pinchart, de la Houssière, du Piétrebais, du Mille, du Nodebais, de la Bacquelaine et du Henri-Fontaine. Ainsi que pour les vallées de la Thyle (sur Villers-la-Ville), du Gentissart, du Ry d’Hez, du Nil, du Ry de Lérinnes, de la Grande Gette (sur Perwez et Ramillies), du ruisseau de Jauchelette, du Gobertange et de l’Ernage.

« Cela représente 245 km de cours d’eau gérés, sur un total de 650 km, sourit Jean-Marie Tricot, le coordinateur du Contrat de rivière Dyle-Gette. On peut féliciter les associations partenaires. Pour la vallée de la Thyle, je citerai le Cadev, le Patrimoine Stéphanois et Environnement-Dyle. Sans oublier les communes de Genappe, Villers-la-Ville et Court-Saint-Étienne, l’ASBL Abbaye de Villers-la-Ville ou la société anonyme Domanoy. »

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