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L'activité de l'IRE à Fleurus menacée (L'Echo - 12/12/2018)

Par Cadev • Dans la presse • Mercredi 12/12/2018 • 0 commentaires • Version imprimable

 

La Cour des comptes s’inquiète du problème d’évacuation des déchets radioactifs de l’IRE, à Fleurus. "L’accumulation des matières irradiées sur le site de Fleurus risque de mettre en péril la continuité de l’exploitation", affirme-t-elle.

 

L’IRE (Institut des radioéléments), basé à Fleurus, joue un rôle clé en matière d’isotopes médicaux : après transformation de la matière première par le SCK-CEN de Mol, il assure en effet 25% de la production mondiale du molybdène-99, un produit phare en médecine nucléaire, grâce auquel on peut réaliser des examens du cerveau, du foie ou des os. Mais à en croire la Cour des comptes, la continuité de ses activités est menacée. L’information, publiée dans le 175e cahier d’observations remis mi-novembre à la Chambre, est passée quasiment inaperçue.

Le problème ? Depuis la création de l’IRE en 1971, les matières irradiées n’ont quasiment jamais été évacuées du site de Fleurus. Résultat : la capacité physique de stockage a été atteinte, et la limite légale de détention de ce type de matières sur le site de Fleurus a dû faire l’objet de plusieurs dérogations du gendarme du nucléaire, l’AFCN.

L’IRE a obtenu l’autorisation d’augmenter temporairement sa capacité physique de stockage, en achetant quatre containers spéciaux, à 750.000 euros pièce. Deux sont déjà remplis et se trouvent sur le site de Fleurus, dans l’attente de leur évacuation, explique la Cour des comptes.

Ces containers contiennent de l’uranium irradié, issu du processus de production des radio-isotopes. Depuis 2012, l’IRE cherche une solution structurelle à l’accumulation de ces résidus sur son site. Il a étudié plusieurs pistes, et retenu celle du projet Recumo : il les enverrait au SCK-CEN, à Mol, qui les purifierait pour les réutiliser pour la production de radio-isotopes ou comme combustible pour des réacteurs de recherche. Mais ce projet est toujours en développement.

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